Les temps changent. Les managers aussi ?

D’après les résultats de notre enquête sur les compétences des managers, les professionnels attendent essentiellement deux choses de la part de leur supérieur hiérarchique : qu’il soit un coach et un people manager. Reste à savoir si ce genre de compétences peut effectivement s’acquérir …

Il ressort de notre enquête (Enquête leadership Kluwer Formations 2014) que les professionnels belges s’accordent à dire que la valeur ajoutée d’un manager tient majoritairement à son coaching. Voilà qui n’a en réalité rien de bien étonnant. Selon les estimations, 70 pour cent des Belges appartiennent à la catégorie des « travailleurs du savoir ». Leur supérieur hiérarchique ne doit pas être un éminent spécialiste ou un « premier de classe ». Nos compatriotes souhaitent travailler dans le cadre d’une relation axée sur les projets, pour un people manager qui les coache, qui les motive et qui veille à ce qu’ils puissent exploiter au mieux leur expertise.
Il y a quelque temps, Sandra Vandorpe (Travailler sur les défauts ou développer les talents ?) publiait sur ce blog un article dans lequel elle comparait cette situation à celles que l’on rencontre dans l’univers du sport. Cette comparaison est toujours d’actualité :

« Un bon coach ne doit pas nécessairement être celui qui se débrouille le mieux sur le terrain. »

Il est donc grand temps de tout mettre en œuvre afin de favoriser le développement « des soft skills » chez les managers. Reste à savoir si ce genre de compétences peut effectivement s’acquérir. À en croire la majorité des répondants, la réponse est non. Tant les collaborateurs que les responsables des RH et les managers estiment plutôt qu’elles sont innées.

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Et bien que nous soyons en train d’adopter des structures organisationnelles plus horizontales et de nouvelles méthodes de travail, les managers sont encore trop souvent promus sur la base de leurs connaissances et de leur expertise plutôt qu’en raison de leurs compétences en matière de people management. En d’autres termes, les compétences plus faciles à développer continuent de l’emporter sur celles qui sont plus dures à acquérir.

Par conséquent, il faudrait avant tout faire évoluer les mentalités au sein des entreprises et repenser les critères de sélection des managers.

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